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Faut-il restaurer le patrimoine ?

dimanche 29 novembre 2015, par Gilles

On ne peut pas tout conserver. Cette phrase que les élus aiment à opposer à toute tentative conservatoire concernant le patrimoine architectural ou naturel est frappée au coin du bon sens. Elle suppose donc qu’un choix en connaissance de cause soit opéré entre ce que l’on désire conserver et ce que l’on ne veut pas conserver. Faire un tel choix suppose de redéfinir les critères sur lesquels doit se fonder la connaissance de cause et, par conséquent, de redéfinir le concept même de patrimoine, concept rendu particulièrement flou par les récentes extensions de sa signification.

C’est sur cette base de réflexion que Gilles Séraphin, architecte du patrimoine, a développé sa conférence vendredi 11 décembre à Arcambal. Avec l’aide d’un diaporama, notre spécialiste nous a détaillé par le menu les principaux critères qui peuvent aider à la prise de décision. L’évolution très rapide de nos modes de vie, notions de confort, d’occupation d’espaces, choix dans les matériaux, aides fiscales, sans oublier la règlementation en matière d’urbanisme, constituent autant d’éléments à prendre en compte pour la collectivité. Mais nos richesses patrimoniales et leur fragilité sont autant de lieux à protéger y compris dans les offres en direction des touristes. Il ne faudrait pas pour autant de se limiter à "sauver en donnant une utilité pour le plus grand nombre".

Organisée en partenariat avec l’Association pour la Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy cette conférence est la première d’un cycle "Patrimoine et Paysages". On peut retrouver le programme complet sur www.asmpq.net.

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