Accueil > Arcambal pratique > Eglises et Culte > Eglise de Pasturat : les vitraux chez le maître-verrier

Eglise de Pasturat : les vitraux chez le maître-verrier

mercredi 9 mars 2016, par Gilles

Faisons connaissance avec le restaurateur des vitraux de l’église Notre-Dame de l’Assomption

Benoit Girault, maître-verrier appelé également vitrailliste s’est installé avec son épouse Anne-Hélène Le bras à Capdenac en 2004 après l’acquisition de l’atelier Le Bret à Figeac et dont les locaux se sont vite révélés trop exigus.

Originaire de la région parisienne, Benoit Girault, nous présente son cursus scolaire :
2 années d’Histoire de l’art à la Sorbonne
2 années d’apprentissage à Argenteuil (région parisienne) tout en suivant des cours au CFA de Baccarat (CAP de vitrailliste)
2 années d’art appliqués à École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art, rue Olivier de Serres. Il a notamment été élève de M. Creunier depuis peu retraité et dont l’atelier était implanté à Albas.
Cette formation lui a permit d’accéder au niveau III (décor architectural, option domaine des matériaux de synthèse, option transparence)

La France, pays de cathédrales, a la plus grande surface de vitraux dans le monde, soit 90 000 m2 de vitraux. Ce patrimoine rend l’activité de conservation et de restauration de vitrail importante. La participation de l’Etat permet la réalisation de nombreuses opérations de restauration ou de création de vitraux, en partenariat avec les communes propriétaires, les conseils départementaux et régionaux. Participent aussi certains diocèses ainsi que des entreprises mécènes. 1100 acteurs représentent actuellement le secteur. Les commanditaires étrangers apprécient le savoir-faire français. En parallèle, trop d’amateurs tentent de se faire une place dans cette profession ce qui rend fragiles les ateliers professionnels, obligés de baisser leurs prix.

Le vitrail s’affirme à partir du 11e siècle grâce aux nouveaux espaces permettant de faire entrer la lumière dans les églises et cathédrales (art gothique). A cette période, certains métiers sont réservés aux aristocrates de retour des croisades et le métier de vitrailliste en fait partie. Ils importent de nouvelles techniques jusqu’ici inconnues en Europe permettant notamment d’agrandir le choix des procédés de coloration des verres (verres teintés dans la masse ou verres avec teintes plaquées).
Jusqu’au 19e siècle, la fabrication est artisanale. Les surfaces des plaques de verre ont progressivement évolué notamment au XVIIe au moyen d’une technique importée d’Italie à la demande de Louis XIV qui consistait à agrandir la surface des verres soufflés en « cives » en forme de disques, ou en « manchons », formes cylindriques imposantes fendues qui s’ouvrent et se développent en feuille. Ces techniques procurent une intensité remarquable dans l’épaisseur du verre. Avec l’ère de l’industrialisation, la technique a peu évolué et à ce jour, les feuilles de verre proviennent d’un seul atelier en France, la Verrerie de Saint-Just (groupe Saint-Gobain) créée en 1826. Les feuilles de verre qui sont produites, sont de dimension modeste (maxi 0,80 x 1,20) du fait d’un travail entièrement artisanal, le verre étant soufflé à la bouche. Selon la couleur choisie, le prix du M2 varie de 80 à 450 € ht.

Le diaporama ci-joint permet de faire connaissance avec l’atelier Saint-Clair installé à Capdenac Gare

+ d’information
Institut national des métiers d’art

La profession vue par Wikipedia

Infovitrailhttp://www.infovitrail.com/index.php/fr/

Centre international du vitrailhttp://www.centre-vitrail.org/fr/

Chambre nationale syndicale du vitrail

Portfolio

Dépôt d'oxyde de couleur sur le verre La tête de saint-Jean avant la cuisson La reconstruction sur la table lumineuse La boite des échantillons de verres Les verres seront soumis une température de 640 ° Chaque vitrail est isolé dans un tiroir Le frottis, une étape indispensable pour retrouver la place de chaque (...) La partie atelier qui abrite le four Avant les colles, le plomb de casse était le seul moyen pour ressouder un (...)

Répondre à cet article