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Le hameau des Mazuts proposé à la visite

lundi 12 juin 2017, par Gilles

Dans le programme des Fêtes d’Arcambal, l’Association Hameaux et Villages avait organisé une ballade de deux heures : Découverte du patrimoine dans les environs du hameau des Mazuts.. Une vingtaine de personnes de sept à soixante dix sept ans se retrouvent à dix heures sur le place de ce hameau
Pierre Péguin, habitant du lieu et notre guide, a préparé un tableau, réunissant différentes copies de plans agrandis : extraits de la carte de Cassini, des plans cadastraux et des cartes I.G.N.. Ainsi nous trace-t-il notre itinéraire par un choix de chemins, dont certains très anciens et guère pratiqués, voire oubliés ont laissé encore quelques traces encore viables.

En quittant les habitations, au croisement de routes : un calvaire édifié à la mémoire des refugiés des dernières guerres. Un peu plus loin une halte. Large panorama de champs, bois surtout, jusqu’aux collines lointaines. Etude du paysage sur l’évolution des cultures sur une terre dont la non-présence de l’eau est un problème. Le froment et la vigne au XVIIIème et au XIXème siècles ont fait place au XXe, à des prairies sèches et surtout à un boisement sauvage. Les murets de pierres sèches qu’on rencontre dans les taillis et futaies le démontre clairement. Une des dernières cultures pratiquées communément fut celle de la lavande.
Nous traversons les communaux, nous dirigeant vers les Places et la vallée de la Valse. Au milieu des bois de chênes, un puits maçonné monumental. Le diamètre de la “margelle” atteint certainement dix mètres, la profondeur douze à quinze mètres. Rare point d’eau où les habitants venaient puiser dans les seaux “flaschi” de vingt litres remontés, portés sur la tête jusqu’aux maisons du village.
Le sentier suivi accentue sa pente et nous arrivons sur un éboulis qui laisse perplexe quelques genoux rétifs. lesquels vont quitter le groupe qui se dirige vers la Valse pour admirer le puits-source de Bonnac avec une suite de bassins qui mériterait une restauration.
Mes genoux m’obligent à suivre le groupe qui remonte directement vers les ruines de la Balme. Celles-ci sont imposantes mais envahies par la végétation.
C’est presqu’un donjon mais il est risqué de s’aventurer au milieu de ce château branlant. Les genoux agiles nous rejoignent et après avoir goûté les joies de la descente, il nous reste à déguster les plaisirs de la montée. Nous retrouvons la civilisation au Mas de Toulza pour rejoindre notre point de départ.
On installe une petite table qui se couvre de boissons fraîches de petits
choux et pizzas confectionnés par Chantal. Tout le monde semble heureux de
cette belle matinée passée dans un cadre sauvage et fleuri, agrémenté souvent de visions grandioses qui ont entraîné nos regards vers les lointains de la plaine de Toulouse et peut-être vers les silhouettes des tours de Golfech.

Merci aux organisateurs de cette bien belle randonnée.

et merci à Henri Renault pour ce compte-rendu

Portfolio

Présentation des lieux avant le départ Un point d'eau accroché au rocher Un puits à conserver L'eau, bonté du ciel, à garder précieusement Quelques pelles de béton en font un abreuvoir pour les sauvages

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