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A la découverte de la ligne Cahors-Capdenac

lundi 27 avril 2015, par Gilles

L’association "Chemins à Fer" se destine à la valorisation et à la reconnaissance du patrimoine ferroviaire. Parcourir les anciennes voies ferrées relève parfois du défi tant les traces sont difficiles à trouver, surtout lorsque le foncier a été morcelé. Les vestiges finissent en proie à la friche, aux ronces, aux destructions, à l’abandon. C’est pourquoi Chemins à Fer dit pratiquer "l’archéologie ferroviaire" : quel plaisir de retrouver un coupon de rail sous les herbes, de déterrer un tire-fonds, de détecter la culée d’un pont couvert de mousse, de trouver une ancienne gare au détour d’un virage.

Chaque année, adhérents, sympathisants ou simples curieux se réunissent durant le pont de l’Ascension pour arpenter une ancienne voie ferrée. Cette année, après un vote sur internet, c’est la destination du Quercy qui a été retenue pour partir à la rencontre des anciennes ligne de Cahors à Capdenac et de Cahors à Monsempron.

Le groupe est déjà composé de 20 personnes venant de toute la France. Ils découvriront l’histoire et la géographie du territoire et de la ligne, qui, jadis, longeait le Lot de Decazeville à Tonneins et permettait d’écouler le charbon des mines vers l’Atlantique, de transporter le bois à la place des gabarres. Le fil conducteur de la sortie, outre le ferroviaire, c’est le Lot, qui offre des paysages radicalement différents de part et d’autres de Cahors. D’un côté, les causses et le buis, les falaises abruptes, de l’autre côté, les vallons couverts de vignes, la végétation plus verdoyantes. D’un côté, une ancienne voie ferrée fermée en 1980 qui a connu pendant 10 ans le mythique train touristique Quercyrail et qui fait aujourd’hui l’objet de convoitises et de débats passionnés, entre pro et anti voie verte. De l’autre côté, une ancienne ligne privée de desserte voyageurs depuis 1971, déposée, morcelée, tantôt reconvertie en agréable chemin, tantôt perdue dans la friche, devenue privée voire détruite au profit de terrains agricoles normalisés.

Chemins à Fer initie aux territoires, d’abord en se reconnectant avec le passé ferroviaire pour comprendre ce qui a poussé à construire la ligne et ce qui a conduit à sa fermeture. Ensuite, c’est une plongée dans les paysages, la culture, la gastronomie, les participants découvrent la région, en parlent, y reviennent parfois.

Le principe de la sortie n’est pas de parcourir l’intégralité des deux lignes à pied, ni de les longer en voiture, ce serait trop long. L’association sélectionne les ouvrages d’art les plus emblématiques pour les présenter, les contempler. Le covoiturage est de mise afin de favoriser les échanges et la prise de connaissance entre les gens.

Le groupe se retrouvera jeudi 14 mai sur la commune de Bouziès, certains dorment à l’hôtel, d’autres au gîte d’étape installé dans l’ancienne gare de Conduché, pour le plus grand plaisir des mordus. Vendredi 15 mai, le groupe partira de Bouziès et remontera la ligne en direction de Cajarc, en explorant certains tunnel et viaduc sur le Lot, en arpentant des passages où seul le rail se fraye un chemin. Samedi 16, direction l’ouest, pour descendre vers Cahors puis continuer en direction de Mercuès et de Douelle. Chacun peut se joindre au groupe, sur tout ou partie du programme, Chemins à Fer ne demande pas de frais de participation. Il faut néanmoins prévenir en amont l’association (06 45 40 01 51), qui peut se réserver le droit d’établir un effectif limite en cas d’affluence.

En attendant ces journées de découverte, parcourez en images ce beau témoignage d’un patrimoine que certains jugent ringard et/ou inutile et dont nos enfants nous tiendrons rigueur de l’avoir abandonné ou même détruit !

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